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- Le restaurant La Marine, relancé une première fois par Etchebest, finit par fermer ses portes
- Une revente à 1,6 million d’euros qui relance l’établissement… et les débats
- Les nouveaux propriétaires face à l’ombre tenace de la télévision
- Réparer, innover, séduire : les clés pour réécrire l’histoire de La Marine
Le restaurant La Marine, relancé une première fois par Etchebest, finit par fermer ses portes
Il y a deux ans, Fanny et Dieva, frère et sœur, faisaient appel à Philippe Etchebest pour sauver leur restaurant « La Marine » à Ouistreham, en Normandie. Dans Cauchemar en cuisine, le chef avait constaté une ambiance tendue, une organisation bancale, et une cuisine loin des standards attendus.
La transformation opérée avait redonné un souffle d’espoir : nouvelle carte, nouvelle déco, regain d’énergie. Mais la mue n’a pas suffi. Le contexte local, la gestion interne, et peut-être la pression de la médiatisation ont eu raison des efforts. Lors de la rediffusion de l’épisode le 11 septembre dernier, surprise pour les téléspectateurs : le restaurant avait déjà fermé ses portes.
Une revente à 1,6 million d’euros qui relance l’établissement… et les débats
Quelques jours plus tôt, le 9 septembre, la cession officielle du fonds de commerce était publiée dans les annonces légales. Montant de la transaction : 1,6 million d’euros. C’est la SNC Côte de Nacre qui a repris les lieux, avec un nouveau projet et une nouvelle direction.
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Les nouveaux repreneurs, deux entrepreneurs venus de Falaise, ont immédiatement lancé des travaux de rénovation. Une affiche « Vendu » trône désormais sur la vitrine. L’objectif : redonner vie à cet emplacement de choix, tout en effaçant, doucement, les traces du passé.
Mais relancer un établissement connu pour ses déboires télévisés n’est pas un exercice ordinaire. La mémoire collective des téléspectateurs pèse lourd, surtout quand les replays restent accessibles à tout moment.
Les nouveaux propriétaires face à l’ombre tenace de la télévision
Ce que les nouveaux patrons n’avaient peut-être pas anticipé, c’est l’impact durable de l’image véhiculée par l’émission. Car si l’épisode de Cauchemar en cuisine est encore disponible en replay, il continue de façonner l’avis des clients potentiels.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes expriment leurs doutes, confondant parfois anciens et nouveaux gérants. À l’inverse, un élan de solidarité s’est aussi formé, incitant à ne pas juger trop vite et à donner une vraie chance à cette nouvelle équipe.
C’est tout le paradoxe de la notoriété télévisée : elle offre une visibilité massive, parfois même une curiosité locale, mais elle fige aussi les récits dans une version difficile à modifier.
Réparer, innover, séduire : les clés pour réécrire l’histoire de La Marine
Les repreneurs devront donc jongler entre rénovation concrète et réparation symbolique. Il ne s’agit pas seulement de repeindre les murs, mais aussi de reconstruire la confiance. Proposer une carte claire, de saison, locale peut aider. Miser sur un accueil chaleureux, travailler les avis en ligne, organiser une soirée d’ouverture pour les habitants : autant de leviers pour créer une nouvelle histoire.
Mais le potentiel est là : un emplacement stratégique en Normandie, un établissement spacieux, et maintenant, une attention médiatique qui peut devenir un tremplin si elle est bien utilisée.
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Et qui sait ? Peut-être que dans quelques mois, le nom de La Marine rimerait à nouveau avec réussite – non plus télévisée, mais culinaire.


